Inicio Cartas a Ofelia Recepción por mi jubilación en el Théâtre des Sablons de Neuilly-sur-Seine

Recepción por mi jubilación en el Théâtre des Sablons de Neuilly-sur-Seine

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Foto : Théâtre des Sablons, Neuilly-sur-Seine

París, 4 de agosto  de 2020.

Querida Ofelia:

La invitación me fue enviada por Monsieur Jean-Christophe Fromantin, Alcalde de Neuilly-sur-Seine y Diputado de Hauts-de-Seine.

La recepción tuvo lugar el 1° de julio de 2014 en el Auditorium du Théâtre des Sablons. Comenzó con un discurso de la Sra. Inspectora del Ministerio de Educación que te reproduzco a continuación.:

« Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etablissements,

Mesdames et Messieurs les Enseignants,

Mesdames et Messieurs,

Conviée à votre départ, vous m’en voyez honorée. Je vais donc de ce pas m’acquitter de ce qui incombe à ma fonction. Il ne saurait y avoir de départ en retraite sans la présence du « discours traditionnel » et signifier ainsi ce que vous avez apporté à l’école, au collège, au lycée ainsi qu’aux élèves qui fréquent et ont fréquenté ces lieux.

Je tiens à vous témoigner, Mesdames et Messieurs, en tant qu’Inspectrice de l’Education Nationale ma reconnaissance pour la qualité de vos actes  professionnels  qui honorent le corps enseignant et celui des Chefs d’établissement. Vous pouvez être heureux des efforts ainsi que des réussites à votre actif car les résultats sont sans comptabiliser les heures passées à enseigner, à corriger les copies, à faire réciter, à surveiller ? à organiser, à recevoir les parents… et j’en passe.

Servir lacauses des enfants, favoriser l’éducation des jeunes, c’est l’histoire d’une vie, c’est la vôtre.

Bien sûr, les départs ne vont jamais sans regrets.

Mais, tout au long de leur carrière, vous avez éveillé, éclairé les intelligences, affermi le jugement, trempé les caractères, formé de bon citoyens.

Vous vous êtes toujours acquitté de vos fonctions avec autorité et sérénité. En tant que professeurs vous avez été des dénicheurs de talent, des facilitateurs d’avenir.

En tant que Chefs d’Etablissement vous avez dynamisé vos Equipes. Vous avez été à l’écoute de tous les partenaires.

 Passage de CONDILLAC 1715-1780

« On suppose que les enfants sont incapables des connaissances qui demandent quelques réflexions, et on attend, pour leur donner ces connaissances, qu’ils aient un certain âge, qu’on nomme âge de raison et qu’on ne fixe pas. On dirait qu’il y a dans la vie un moment où la raison, que nous n’avions pas le moment d’auparavant, nous est tout à coup infuse. Voyons quelle est la cause de ce préjugé. Dans l’origine des sociétés, il n’y avait encore ni arts ni sciences. Toutes les connaissances se bornaient à quelques observations que le besoin avait fait faire, et qui étaient en trop petit nombre pour qu’on sentît la nécessité de les distribuer dans différents corps. Lorsque les observations en tous genres se furent multipliées, on eut besoin d’y mettre de l’ordre, et c’est alors qu’on les distribua par classe. On fit une collection de celles qui appartenaient à l’agriculture, une autre de celles qui concernaient l’astronomie, etc.

Pour ne rien confondre dans ces collections, on réduisit à des principes généraux les observations qu’on avait faites. Par ce moyen, toutes les connaissances se trouvèrent exprimées d’une manière abrégée, et il fut facile de les parcourir en  descendant des plus générales aux moins générales.

Pour savoir comment nous devons nous conduire avec les élèves, la première précaution à prendre est de savoir comment nous concevons nous-mêmes les choses que nous avons apprises. Il faut décomposer l’esprit humain, c’est-à-dire, observer les opérations de l’entendement, la nature de l’âme et la génération des idées. »

Voila quelques lignes qui donnent matière à réflexion… Encore un grand merci à vous tous et une belle retraite ! » 

A continuación habló Madame d’Orsay en nombre del Sr. Alcalde y fue llamándonos a subir al escenario, a los profesores a los cuales se nos rendía homenaje por nuestra trayectoria docente en el momento de jubilarnos.

Me ofrecieron un ramo de flores y el bello libro: “Neully-sur-Seine. Riche de talents” de Anne Lumet. El mismo cuenta la historia de este municipio del Gran París  y de una parte de las innumerables personalidades del mundo de las artes, las ciencias, la economía y la política que han residido en él.

Te traduzco la dedicatoria que me escribió en la primera página el Sr. Alcalde. Es la siguiente:

“Neuilly-sur- Seine. 1 de julio de  2014.

 Le doy las gracias en nombre de la Municipalidad, por sus competencias y dedicación que ha sabido mostrar al servicio de los jóvenes de Neuilly y le deseo una feliz jubilación.

 Con todo mi reconocimiento,

Muy cordialmente,

Jean-Christophe Fromantin,

Diputado y Alcalde de Neuilly-sur-Seine”.

La encantadora Madame d’Orsay nos invitó a ir hacia el Salón de Recepciones, en donde pudimos deleitarnos con un excelente buffet acompañado de vinos, zumos y champagne.

Y así mi querida Ofelia terminaron los homenajes y mi carrera de profesor que comenzó en el ya lejanísimo 1968, con una práctica docente en la EMCC, Los Camilitos de Cubanacán, situados en la Carretera Central, en el tramo que une a Santa Clara – La Ciudad de Marta Abreu-, con Placetas. Ahora termino en 2014 en la mejor escuela de niñas de Francia, en donde trabajé estos últimos 17 años, situada en Neuilly-sur-Seine, el barrio más chic del Gran París.

Estoy seguro de que te hubiera gustado estar presente en el acto de homenaje que me hicieron mis alumnas el 5 de junio, el que me hicieron mis colegas el 24 de junio y en este último del 1 de julio que te acabo de contar.

Mi querida colega Viviane me dijo: “Con la jubilación una página se pasa y se abre otra. El libro no se cierra”.

Te quiere eternamente,

Félix José Hernández.

Nota bene: Esta es la última crónica que aparece en mi libro «Memorias de Exilio» y que he publicado aquí. 370 páginas. Les Éditions du Net, 2019.  ISBN: 978-2-312-06902-9

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